BSA-AIR : Le bridge de Yestudent

Yestudent, est la 1ère plateforme qui permet aux jeunes de voyager partout dans le monde pour 15€ la nuit. Après une première levée de fonds classique, la start-up prépare une levée de fonds intermédiaire (un bridge) dans la perspective d’une levée VC à suivre.

Lancée en 2015, Yestudent a réalisé une première levée de fonds significative de 450k€ en avril 2016 auprès business angels, du fonds d’amorçage DPI, ainsi qu’auprès de BPIFrance.

Dans la perspective d’un prochain tour plus conséquent, Yestudent prépare une levée de fonds intermédiaire, sous forme de BSA-AIR pour un montant de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Les BSA-AIR seront ici utilisés pour faire le pont (Bridge) entre les deux levées ; celle de 450k€ d’avril 2016 et la suivante qui devrait se faire pour moitié sous forme d’Equity auprès de VC (fonds d’investissements de Venture Capital).

Camille RAYMOND, l’un des fondateurs, indique que le recours aux BSA-AIR est très bénéfique dans des périodes de bridge, pour aller vite et ne pas  »plomber le tour d’après ». Lors d’un bridge classique, il est fréquent d’avoir la pressions des investisseurs sur la valorisation et le pacte et puis cela a un cout non négligeable.

Pour Camille, le grand sujet difficile c’est que les BSA-AIR standards ne permettent pas de faire de défiscalisation dans le cadre de la Loi TEPA(*). La levée de fonds qu’il envisage devrait se faire auprès de Business Angels qui sont souvent sensible à l’avantage fiscal lié à l’investissement dans des start-up.

A l’inverse, le nombre de Business Angels à inviter à ce tour de table BSA-AIR ne semble pas êtres un sujet en soit pour autant que l’on organise correctement la gouvernance avec des leaders de la levée de fonds. Pour ces raisons, Yestudent a créé un board consultatif qui représentera les Business Angels. Ensuite, Créer une holding avant ou après la levée de fonds suivante est toujours envisageable afin de regrouper les investisseurs AIR s’ils sont trop nombreux face aux VC.

Yestudent se fait accompagner par son avocat pour cette levée de fonds BSA-AIR et compte faire appel à un professionnel pour la structuration financière de l’entreprise, notamment à l’occasion du débouclage des BSA ; lors de la levée de fonds suivante.

Camille ne comprend pas pourquoi les BSA-AIR ne sont pas plus développés en France. A San Francisco, où il se rend de temps à autre, faire des SAFE (équivalent des BSA-AIR aux US) est devenu très courant lors des premiers tours de financement de start-up. Il pense que dans un avenir proche, les BSA-AIR pourraient devenir la norme.

(*) Mais il existe des solutions