BSA-AIR : Boost-Inn un cas de levées de fonds successives

Boost-Inn se prépare à sa seconde levée de fonds BSA-AIR. Faire deux levées de fonds successives avec des BSA-AIR n’est pas commun. Lorsque le tunnel de financement est bien maitrisé, cela peut néanmoins permettre de  »booster » la levée de fonds à venir.

Boost-Inn développe et commercialise des solutions full-web pour le secteur hôtelier, en particulier s’agissant la gestion de la relation client pendant et après le séjour. Pour financer son amorçage, la start-up a organisé une première levée de fonds BSA-AIR dans le cadre d’un tour de financement  »seed ». Ce premier tour a été souscrit par deux investisseurs résidents aux Etats Unis issus d’une famille d’industriels. L’un d’entre eux est français.

Rappelons à cette occasion qu’un  »BSA-AIR » est l’équivalent francisé d’un  »SAFE » couramment utilisé de l’autre coté de l’atlantique pour financer des start-up. Ce sont donc deux investisseurs des USA, dont un français qui on souscrit à la version française d’une solution de financement américaine : Peu commun également…

En revanche, rien de très original dans le montage à proprement parler puisque les BSA-AIR disposent d’un CAP, d’un FLOOR ainsi que d’un DISCOUNT qui a été fixé inférieur à 30%. L’ECHEANCE est de 18 mois ; c’est le temps que se sont donné les fondateurs pour réaliser une levée de fonds VC. Par ailleurs, un SEUIL de déclenchement a été fixé. Ainsi, seule une levée de fonds au dessus de ce SEUIL déclenche la transformations des BSA-AIR en actions.

Quelques mois après cette première levée de fonds, les fondateurs ont l’opportunité de faire entrer un nouvel investisseur  »en cours de route ». Celui-ci n’aura pas, en revanche, le rôle de Business Angel contrairement aux deux premiers qui accompagnent la société dans son développement et sa levée de fonds à venir. C’est tout naturellement qu’ils projettent donc d’émettre un nouveau BSA-AIR pour ce nouvel investisseur, exactement dans les mêmes conditions que les deux premiers mais sans DISCOUNT. En effet, les fondateurs considèrent que le risque est moindre et que l’accompagnement sans objet ; le nouvel investisseur aura donc la possibilité d’acquérir les actions de la start-up au même prix que le VC. Sauf si la valorisation explose au dessus du CAP, bien entendu.

Ce cas d’utilisation est particulièrement intéressant, d’autant qu’il est parfaitement orchestré dans le cadre et l’esprit des BSA-AIR et dans la perspective d’un atterrissage.

Pour Bahadour MOUSSA, l’un des fondateurs, la problématique principale des BSA-AIR réside dans l’apparence complexe des mécanismes mis en œuvre. Il n’est pas facile d’aborder les documents, surtout pour les plus jeunes et il est préférable de se faire accompagner par des personnes qui ont l’habitude, qui expliquent et qui se chargent des détails. Dans leur cas, ils ont fait appel à un avocat rompu aux BSA-AIR mais pas encore à un conseil en levée de fonds & M&A. Celui-ci interviendra plus tard à l’occasion de la levée VC.