BSA-AIR : Comment ça marche ?

Dans une levée de fonds classique, les investisseurs reçoivent immédiatement un nombre déterminé de parts sociales de la start-up en échange de l’apport en capital. Dans une levée de fonds en BSA-AIR, les investisseurs obtiennent un droit d’acheter des parts sociales de la start-up sans pour autant savoir combien ils en auront.

Ce nombre d’actions sera déterminé ultérieurement lors de la prochaine levée de fonds (en capital) en fonction de la valorisation qui sera négociée à ce moment là.

La valorisation de la start-up ainsi que la rédaction du pacte d’actionnaires sont ainsi reportés à la prochaine levée de fonds. Cela permet de gagner beaucoup de temps car la négociation de la valorisation et du pacte d’actionnaires sont à la fois pénibles et difficiles tout en étant généralement inutiles pour des start-up à ce stade de développement.

A cet égard, le pacte d’actionnaire signé à l’occasion d’une petite levée de fonds est de toutes manières systématiquement remis en cause par les investisseurs du tour suivant qui sont généralement des VC et professionnels de l’investissement qui imposent des conditions standards.

De même, les premiers investisseurs exigent de plus en plus souvent une clause de « ratchet » (ou de relution) pour le cas où ils auraient payé trop cher leurs actions par rapport à une levée de fonds ultérieure.

Dans ces conditions, à quoi bon passer inutilement du temps en discutions stériles et négociations tumultueuses alors qu’au final, on peut faire la même chose plus simplement et plus rapidement.

Dans la plupart des premières levées de fonds standard, il suffit de se mettre d’accord avec les investisseurs sur le montant du financement, l’ordre de grandeur de la valorisation, la date de la prochaine levée de fonds en capital puis de télécharger et remplir les documents juridiques qui seront ensuite signé sous seing privé.